La parole aux personnages

« J’ai fait de grands serments de ne me mêler plus du monde ; mais si vous m’en priez bien fort tous deux, peut-être… »
Scapin
« Tiens-toi un peu. Enfonce ton bonnet en méchant garçon. Campe-toi sur un pied. Mets la main au côté. Fais les yeux furibonds. Marche un peu en roi de théâtre. »
Scapin
« Non, non, ne me pardonnez rien. Passez-moi votre épée au travers du corps. Je serai ravi que vous me tuiez. »
Scapin
« Va-t’en, pendard, va-t’en me chercher mon fripon, tandis que j’irai rejoindre le seigneur Géronte, pour lui conter ma disgrâce. »[/testimonial]
Argante
« Je vous remercie. Ah pourquoi faut-il qu’il soit fils unique ! et que n’ai-je à cette heure la fille que le Ciel m’a ôtée, pour la faire mon héritière ! »
Argante
« Ma foi, seigneur Argante, voulez-vous que je vous dise ? l’éducation des enfants est une chose à quoi il faut s’attacher fortement. »
Argante
« Lorsque mon père apprendra les choses, je vais voir fondre sur moi un orage soudain d’impétueuses réprimandes. »
Octave
« Ah, mon pauvre Scapin, je suis perdu, je suis désespéré ; je suis le plus infortuné de tous les hommes. »
Octave
« Mon cher Scapin, que ne dois-je point à tes soins ! Que tu es un homme admirable ! »
Octave
« Ah ! je jure le Ciel que cette trahison ne demeurera pas impunie. »
Léandre
« Voudrais-tu m’abandonner, Scapin, dans la cruelle extrémité où se voit mon amour ? »
Léandre
« J’ai l’humeur enjouée, et sans cesse je ris ; mais tout en riant, je suis sérieuse sur de certains chapitres »
Zerbinette
« Ah, ah, ah, ah, la plaisante histoire, et la bonne dupe que ce vieillard ! »
Zerbinette
« Cela ne vous regarde point, et je ris toute seule d’un conte qu’on vient de me faire, le plus plaisant qu’on puisse entendre. »
Zerbinette
« Lui ? lui ? Par la sang, par la tête, s’il était là, je lui donnerais tout à l’heure de l’épée dans le ventre. Qui est cet homme-là ? »
Sylvestre